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Principes fondamentaux

 


L’ostéopathie se définit comme une science, un art et une philosophie.

Comme une science par la parfaite connaissance de l’anatomie et des mécanismes biologiques qui régissent le fonctionnement du vivant; comme un art, par une technique manuelle précise, approfondie, un toucher minutieux à l’écoute du patient; et comme une philosophie puisqu’il s’agit d’une perception et d’une compréhension particulière et unique de l’organisme vivant et des troubles qui l’atteignent.
 
 
La pratique de l’ostéopathie est régie par plusieurs grands principes qui permettent d’en expliquer la philosophie. Ces principes doivent toujours rester à l’esprit de l’ostéopathe, ils lui permettent d’établir le schéma lésionnel de votre animal après une observation et une palpation soigneuses et de mettre en place un traitement adapté.
 

 
Unité de corps: l’ostéopathe perçoit l’organisme vivant comme un tout et considère que chaque élément, chaque cellule, chaque organe est en constante relation avec son environnement direct (un muscle est en relation avec un os via son tendon), mais également indirect, à distance dans l’organisme (une douleur au pied peut être la cause d’une douleur cervicale suite à un déséquilibre postural).
Une lésion ostéopathique comme une articulation bloquée n’est jamais juste une articulation bloquée, elle entraîne avec elle des tensions musculaires, des adhérences fasciales ou sous cutanées… et des compensations sur d’autres parties du corps qui doivent prendre le relais de ce déficit de mobilité.
 
[Dans la plus grande majorité des cas (sauf traumatiques), le motif de consultation pour lequel l’ostéopathe est appelé concerne cette fameuse compensation qui entraine souvent des douleurs et raideurs car ces zones sont sur-sollicitées et « surchauffent » pour prendre le relais. La lésion ostéopathique primaire est, elle, une structure ayant perdu de sa mobilité et de ce fait moins bien vascularisée, moins bien innervée, « oubliée » du corps en quelques sortes et donc généralement non douloureuse. Cela explique pourquoi votre ostéopathe peut aller traiter le bassin de votre animal alors que vous lui expliquez que celui-ci a mal au coude! Le but de l’ostéopathie est de trouver et traiter la cause du symptôme et non le symptôme lui-même qui n’en est qu’une conséquence.]
 


La structure gouverne la fonction et la fonction entretient la structure:
Prenons un exemple simple pour illustrer ce principe: l’articulation du genou représente la structure, la fonction de cette structure est le mouvement de flexion/extension.
La forme de l’articulation (structure) gouverne et conditionne les possibilités de mouvement (fonction). Le mouvement normal de flexion/extension (fonction) entretient la bonne lubrification et nutrition de l’articulation (structure).
L’ostéopathie s’adresse donc aux troubles dits fonctionnels, en étant garant de la bonne mobilité (fonction) des différentes structures du corps, celles-ci s’auto-entretiennent. Un trouble structurel sera le plus souvent du ressort du vétérinaire, du maréchal ferrant ou du dentiste.
 
 

Principe d’auto guérison du corps:
Dans le même esprit que l’interrelation structure/fonction, le corps est un formidable ensemble de systèmes ayant des rôles bien définis dans la machinerie organique, ils doivent pouvoir fonctionner correctement individuellement mais également être en parfaite harmonie les uns avec les autres pour entretenir la bonne santé.
Ces systèmes doivent pouvoir s’autoréguler grâce à des mécanismes de rétro-action et rester dans des limites compatibles avec la vie tout en supportant des variations (température, rythme cardiaque, respiratoire..). Tous ces mécanismes sont réglés avec précision et doivent pouvoir s’entretenir tous seuls; le dépassement de ces limites entrainant la maladie ou la mort.
L’ostéopathie se base sur ce constat pour déterminer qu’un corps harmonieux, aux tensions bien équilibrées, aux amplitudes de mouvement conservées et gardant toutes ses capacités d’adaptation doit pouvoir se maintenir en bonne santé. L’intervention de votre ostéopathe a donc pour but de traiter un problème particulier (le motif de consultation pour lequel nous sommes appelés) mais également de considérer votre animal comme un Tout qui a la capacité de s’auto-guérir et donc d’entretenir sa bonne santé de manière générale ainsi que de prévenir l’apparition d’autres troubles.

[Cela explique pourquoi, après une visite pour une boiterie, l’impact du traitement ne va pas se limiter au membre boiteux, il peut redonner de l’appétit à un animal peu gourmand, relancer la prise de masse musculaire, redonner plus d’énergie etc. Et pourquoi également il est si important de consulter un ostéopathe de manière préventive.]



La voie de l’artère est reine:
Le système artério-veineux permet la perfusion sanguine de tout l’organisme, le flot sanguin est propulsé par le cœur, canalisé par les vaisseaux sanguins et orienté grâce aux valvules. Ce qui est souvent peu connu dans ce système est le rôle des différents mouvements du corps dans cette circulation et le retour veineux. En effet, les mouvements respiratoires et tous les mouvements effectués par le corps tout au long de la journée participent fortement à la circulation sanguine, on le comprend aisément lorsqu’on voit l’emplacement des gros vaisseaux sanguins à proximité des articulations qui peuvent alors servir de pompe pour le flux sanguin en comprimant et relâchant les vaisseaux.
Un vaisseau sanguin dont le trajet est perturbé par le blocage d’une articulation ou de n’importe quel autre tissu ira moins bien perfuser le tissu dont il est responsable et entrainera à terme l’apparition de dysfonctionnements à cet endroit.
 


 
 
Tous ces principes fondamentaux de la philosophie de l’ostéopathie s’articulent autour de l’idée principale du mouvement, le mouvement représente l’expression de la Vie. L’ostéopathe a pour but de trouver et traiter les restrictions de mobilité qui empêchent la circulation de l’énergie vitale dans le corps et entrainent une moins bonne irrigation sanguine locale, empêchant l’organisme de procéder à l’élimination correcte des déchets et à l’apport de nutriments, il ne peut de ce fait pas s’auto-guérir et entretenir les structures qui le composent. 
 
 
« Le devoir du praticien n’est pas de guérir le malade mais d’ajuster une partie ou l’ensemble du système afin que les fleuves de la vie puissent s’écouler et irriguer les champs desséchés. » A.T. Still